Le barbecue se transforme en rave party.

Par le journal de Saône et Loire.

Le plateau en « Vesson », entre Poncieux et Mérignat, a été envahi par un millier de « teufeurs », adeptes du camping sauvage et de la musique techno très forte.

Le plateau envahi par une foule de « raveurs » dès samedi soir pour une fête techno, voilà de quoi provoquer l’exaspération des habitants du paisible village de Poncieux, commune de Boyeux-Saint-Jérôme dans l’Ain. Interloquées par le manège incessant de 350 véhicules, samedi, la mairie et la gendarmerie n’ont pu que constater l’embouteillage monstre créé par les « teufeurs », qui s’étaient invités pour un long week-end de musique et autres joyeusetés. Deux camions ont alors été saisis : « L’un contenant la sono principale et l’autre le groupe électrogène », explique Emmanuel Dupuis, directeur de cabinet du préfet. Un des organisateurs s’est spontanément présenté.

 

Les gendarmes à l’assaut du plateau

Il avait réussi à convaincre un paysan du coin de lui prêter son terrain, « pour un soit disant barbecue entre copains ». Une approche pas franchement honnête, et qui a scandalisé le propriétaire quand il a découvert près d’un millier de « copains » sur le site. Les habitants sont remontés : « Ça sentait mauvais, il y avait de la boue partout ». D’autres ont été surpris par l’accoutrement des « raveurs » : « Des vêtements sales et dépareillés, des chiens, on n’osait pas approcher ». Emmanuel Dupuis reconnaît qu’il y a eu un incident, « un des chiens a mordu une vache, il fallait à tout prix éviter que les locaux se chargent eux-mêmes d’évacuer les importuns ». C’est pourquoi, hier midi, 60 gendarmes, sont montés à l’assaut du plateau, afin de rappeler aux quelque 400 retardataires leur promesse de partir dans la journée.

Une intervention sans problème, qui n’a pas eu lieu avant, « car on ne règle pas un problème de trouble à l’ordre public en créant un trouble encore plus grand ». Toutefois, depuis samedi, les points d’accès au plateau étaient surveillés par une vingtaine de gendarmes, « pour ménager une voie en cas de problème pour un camion de pompier », empêchant également toutes fuites au fin de contrôles d’identité. Car l’enjeu majeur des raves sauvages, c’est la sécurité. Dans ce cas, la fête non déclarée était à plus de 12 kilomètres du premier centre de secours.

Source : Le journal de Saône et Loire

 

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